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“MOLCH” DE SISTIANA (TRIESTE) Lors des plongées de fin de cours, il arrive parfois d'emmener les élèves dans la baie de Sistiana, dans le golfe de Trieste.

La baie, pendant la Seconde Guerre mondiale, était une base navale pour les hydravions et toute la côte triestine était militarisée avec des rampes de chargement militaire et des bases d'assistance aux sous-marins, avec des refuges dans des tunnels creusés dans les roches pour les protéger.

Dans la partie droite de la baie, on peut faire de belles plongées sous la paroi à pic sur la mer, qui ensuite sous l'eau descend doucement jusqu'à 15 mètres, en observant diverses espèces de flore et de faune sous-marine ; tandis que dans la partie gauche de la plage devant la zone balnéaire, à une profondeur de 10 mètres et à une distance de seulement 200 mètres de la plage, se trouve un mini sous-marin de la Seconde Guerre mondiale.

Il s'agit d'une petite épave à voir, s'il y a de la visibilité, en moyenne autour de 5-8 m., avec un intérêt surtout pour l'histoire qui l'accompagne.

Tout d'abord, celui de Sistiana n'est pas un torpille à vitesse lente, dit "cochon", mais un "Molch" allemand. Le S.L.C. torpille à vitesse lente, communément appelé cochon, était en fait une tête explosive reliée à un moteur qui était "monté" par deux opérateurs entraînés pour s'approcher des ports ennemis.

Ici, il s'agit d'un minisous-marin monoplace allemand, de type "Molch" salamandre, construit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale à partir de 1944 en environ 300 unités, pour protéger le golfe de Trieste des attaques ennemies, mesurant environ 10 m de long et 1,5 m de large.

Alimenté par une série de grosses batteries qui actionnaient un moteur électrique avec une grande hélice en bronze capable de développer une vitesse d'environ 3,3 nœuds avec une autonomie de presque 100 milles. Équipé de grandes ailes et de gouvernails arrière, pour compenser la vitesse réduite et le tonnage. Il naviguait à la profondeur du périscope sous la surface de la mer pour s'approcher de la cible. De chaque côté, deux grosses torpilles étaient attachées, qui étaient larguées par le pilote à proximité de l'objectif à couler.

Il y a quelques années, on pouvait encore voir le périscope fixe de 1,5 m qui contenait à l'intérieur le compas gyroscopique, mais ensuite, malgré le fait que les épaves de guerre soient considérées comme des musées d'État après 50 ans, quelques plongeurs sans scrupules ont pensé à le démonter et à le voler, en enlevant ainsi à tous les plongeurs qui viennent après lui la possibilité de l'admirer. Bravo… au plongeur !!! Aujourd'hui, tel qu'il se trouve, sans périscope et sans torpilles, il ressemble presque à un réservoir abandonné. Pour les élèves, c'est néanmoins un intéressant terrain d'entraînement sous-marin, ne serait-ce que pour des exercices d'orientation sous-marine pour le trouver en suivant les coordonnées ou les degrés d'une boussole en partant de la terre.